Oh, Haïti, tu es dans la grisaille.
Cela fait longtemps qu'il n'a pas eu de beau temps
Sous ton ciel qui jadis fut resplendissant.
Ta terre constamment est arrosée de sang
Et, du sang de tes fils par leurs frères
Devenus tyrans, méchants surtout égoïstes
Parce que jaloux et qu'ils s'enfoncent aveuglement
Dans l'ignorance qui nourrit davantage encore la violence,
L'égoïsme et la soif de l'autoritarisme et du pouvoir absolu
Cela fait longtemps,
Qu'il ne fait pas beau sous le ciel de Port-au-Prince
Là où tant de gens sont massacrés, disparus
Ou bien fusillés par les sbires des dictateurs successifs.
Depuis l'après de l'indépendance,
Des combats pour la bonne raison on en a perdu le sens.
Des tyrans, des dictateurs successifs maladifs
Nourris par la haine pour les leurs
Ne faisaient que semer, par des flots de sang, la terreur.
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Ils ont évoqué le concours des fléaux naturels
Pour parachever tes derniers vestiges
Sans faire fi de ta grandeur, ni de ton prestige
Toi, qui as su jadis faire plier les tyrans d'une autre espèce
Qui t'ont salie, qui t'ont tyrannisée et qui t'ont blessée,
Pour laisser à tes vaillants fils
Une terre fertile en bravoure, en honneur et la fierté de nation.
Mais puisque, le monde entier
Voulait te voir pleurer
A cause de tes exploits et tes grandes luttes
Couronnées d'éclatantes victoires
Sur l'exploitation et la tyrannie
Qui t'ont maintenue longtemps et longtemps
Sous le joug ignominieux de l'esclavage,
Tu fus boycottée pour mieux te vider de ton Précieux sang.
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